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Un projet de CLM dépasse le périmètre de la direction juridique. Sécurité, intégration au système d’information, données, autant de sujets qui impliquent directement la DSI, mais aussi la direction générale et les équipes qui travaillent au quotidien avec les contrats.
La réussite d’un projet CLM ne dépend donc pas uniquement de la solution choisie, mais de la façon dont il est cadré et porté dans l’entreprise : une ambition partagée, des responsabilités claires, une collaboration étroite entre juridique et IT et une trajectoire de déploiement réaliste.
Un outil de Contract Lifecycle Management apporte de la valeur bien au-delà du service juridique. Il permet notamment de :
Néanmoins, chaque partie prenante aborde le projet avec ses propres priorités :
Le premier enjeu d’un projet CLM consiste donc à faire converger ces attentes autour d’un objectif commun.
Le cadrage part des besoins réels plutôt que des fonctionnalités de l’outil. Ils sont nombreux et divers :
Un CLM offre de nombreuses possibilités pour y répondre, mais vouloir tout déployer augmente la complexité du projet.
Mieux vaut définir une trajectoire progressive :
Un projet CLM mobilise plusieurs équipes et fait évoluer des pratiques parfois installées depuis longtemps.
Le soutien actif de la direction lui donne de la légitimité et facilite les arbitrages.
Néanmoins, ce sponsorship peut être élargi :
Le CLM est alors considéré non comme un outil réservé aux juristes, mais comme un projet d’entreprise.
Le projet CLM repose le plus souvent sur un binôme juridique / IT. Une collaboration épanouie entre ces deux métiers repose sur trois principes.
Le juriste n’a pas besoin de devenir expert technique, pas plus que la DSI n’a vocation à maîtriser tous les enjeux contractuels.
En revanche, chacun doit comprendre les contraintes de l’autre et être capable d’expliquer ses propres besoins. Cela évite que les exigences d’une équipe soient perçues comme des obstacles par l’autre.
Comités, points hebdomadaires ou échanges plus fréquents pendant les phases de configuration et de tests.
Ces rencontres sont nécessaires pour faire remonter les difficultés et donner à chacun une vision claire de l’avancement.
La DSI ne ralentit pas le projet par principe. Ses exigences de sécurité, de conformité ou d’intégration contribuent à protéger l’entreprise et à construire une solution durable.
Le rôle de l’équipe projet consiste donc à trouver un équilibre entre les besoins des utilisateurs et les contraintes techniques.

La gouvernance est à définir suffisamment tôt pour éviter les zones grises pendant le déploiement.
Quelques principes permettent de poser un cadre qui fonctionne :
Un projet CLM comporte plusieurs chantiers :
Ces sujets avancent ensemble, mais ils ne demandent ni les mêmes compétences ni le même rythme.
Les identifier comme des streams distincts facilite leur pilotage et évite qu’un chantier critique soit noyé dans le projet global.
La migration des données et des contrats existants constitue un sujet critique. Elle demande du temps, de la méthode et surtout des arbitrages. Il faut notamment :
La reprise complète et immédiate de tous les contrats n’est pas toujours la meilleure approche. À l’inverse, migrer rapidement les contrats sans travailler leur structuration risque de recréer dans le CLM les difficultés que l’on cherchait justement à résoudre.
Ce travail prépare aussi l’exploitation future du CLM :
La conduite du changement ne commence pas quelques semaines avant le go-live. Elle accompagne le projet CLM dès son cadrage.
Il faut identifier les personnes concernées, les processus qui vont évoluer, les nouvelles responsabilités et les pratiques à adopter.
Le planning intègre également la communication, la formation et les tests utilisateurs.
L’enjeu est important : une solution adaptée peut malgré tout être mal adoptée si les équipes ne comprennent pas suffisamment ce qui change dans leur quotidien.
Les utilisateurs clés interviennent tôt. Ils participent à la définition des besoins, testent la solution et vérifient que les processus correspondent aux pratiques réelles.
Les utilisateurs finaux sont davantage mobilisés à l’approche du go-live, lorsque les processus sont stabilisés et que la formation peut porter sur des usages concrets.
Pour les projets de grande ampleur, un change manager ou un change lead peut compléter les chefs de projet métier et IT.
Le budget d’un projet CLM ne se limite pas au coût de la solution. Pour avoir une vision réaliste de l’investissement nécessaire, plusieurs postes doivent être anticipés :
Le projet gagne donc à être présenté comme un investissement dans la qualité et la performance contractuelles, plutôt que comme une simple dépense logicielle.
Le ROI d’un CLM n’est pas toujours chiffré. Sa valeur se mesure également par le temps gagné, la réduction des risques, l’harmonisation des pratiques, une plus grande autonomie des équipes.
Pour objectiver ces bénéfices, encore faut-il savoir d’où l’on part. Une situation de référence doit donc être établie avant le déploiement. Parmi les indicateurs à suivre :
Le Legal Ops se situe au croisement du juridique, des processus, des données et de la technologie.
Il contribue à :
Toutes les organisations ne disposent pas d’un Legal Ops. L’essentiel est d’identifier un facilitateur capable de comprendre les enjeux des différents métiers et de maintenir la dynamique du projet.
La réussite d’un projet CLM dépend surtout de la manière dont il est porté dans l’entreprise. Trois enjeux guident la démarche :
Pour aller plus loin, notre livre blanc « Réussir son projet CLM : le guide pour embarquer votre DSI et votre DG » vous accompagne de la préparation au déploiement : cadrage avec les parties prenantes, gouvernance et pilotage, migration des contrats, conduite du changement, exploitation de la donnée et mesure du ROI.
Vous y retrouverez également les retours d’expérience de professionnels ayant mené ces projets sur le terrain, ainsi qu’une check-list pour évaluer votre niveau de préparation avant de vous lancer.